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Arbre et rivière

Du bon usage de nos rivières
Les rivières gasconnes transportent l’essentiel de l’eau du territoire gersois. C’est de leur équilibre et de leur santé que dépendent tous les usages liés à l’eau, que l’on soit propriétaire riverain, agriculteur, pêcheur, chasseur, promeneur, ou plaisancier … mais encore et surtout : tous les habitants, consommateurs et buveurs d’eau, directement ou indirectement dépendants de la rivière.
Au moment où le climat change, que pluviométrie et débit des rivières gasconnes deviennent de plus en plus irréguliers, que la ressource en eau sera de plus en plus fluctuante, on ne peut que prendre soin de tous les cours d’eaux gersois, et de tout le territoire qui les alimente. Car c’est l’ensemble des terres que l’on doit « verdir » pour éviter que les rivières ne soient trop jaunes, et … terreuses !

Tout cours d’eau devrait être bordé d’une ripisylve
Pour des rivières qui puissent jouer tous les rôles qu’on leur demande, pour qu’elles soient propres, dociles et pleines de vie, il faut qu’elles soient bordées de végétation, d’arbres et d’herbes : la ripisylve. D’ailleurs qui dit rivière, pense généralement ripisylve, les deux choses étant indissociables … même dans l’esprit. Sinon on pense canal d’évacuation, collecteur.

Utile et facile : un milieu productif et des arbres qui rapportent
Ces espaces d’arbres et de rivières ont longtemps été bien gérés, car on en avait divers usages et on en tirait divers produits : cueillette, baignade, chasse, pêche, biomasse en général, et surtout… bois.
Aujourd’hui l’enjeu est de retrouver ces équilibres, à la fois naturels et humain, où l’homme doit ménager et aménager, où son intervention est profitable : protéger et valoriser sont des objectifs compatibles : ni abandon, ni surexploitation … juste adaptation avec des techniques et des engins plus que jamais adaptés.

Des arbres qui poussent tout seuls…

Végétation spontanée et régénération naturelle en Pays d’Auch

Le Pays d’Auch, et en sa partie Sud le pays d’Astarac, offrent le visage d’une campagne à la fois sauvage et cultivée ou l’arbre tient toujours une place incontournable.

… Au travers de massifs boisés, plus nombreux que dans d’autres contrées gasconnes, mais surtout sous les formes multiples que peuvent revêtir les arbres champêtres dans un paysage ouvert et diversifié typique : le « bocage gascon ».

Cette présence d’arbres, patiemment élaborée et aujourd’hui très détériorée, constitue un héritage précieux qui témoigne de la nécessité de maintenir un « arbrement » minimal. Au-delà de la beauté qui n’est évidemment pas l’objectif principal, ce recours à l’arbre traduit une adaptation aux contraintes mais aussi aux opportunités du terroir, qu’il faut protéger si on désire durablement en tirer profit.

… Une façon de se prémunir des aléas climatiques et d’une pluviométrie capricieuse, de conserver des sols pentus, superficiels et peu perméables et surtout si sensibles à l’érosion, d’abriter cultures et bâtiments, élevages et gibier, mais aussi de produire bois et biomasse, matériaux de construction, fruits, champignons…

Un moyen de valoriser un paysage de collines propice à la polyculture, et les modestes mais très nombreux points d’eau qui ont permis de développer l’élevage.

Isolés, alignés, ou groupés, ces arbres composent parmi d’autres formations végétales une « trame verte » capable de jouer tous ces rôles à la fois et de préserver nos ressources vitales. Ils sont une réponse globale à tous les défis environnementaux qu’il s’agit de relever aujourd’hui, ils sont une solution à la carte, gratuite et adaptable à toutes les situations, un outil d’aménagement à large spectre pour des territoires viables.

Agroforesteries en Pays d’Armagnac

Il est communément admis que la production de bois ne regarde que le forestier et non l’agriculteur. La profession agricole doit aujourd’hui relever un défi de taille : produire plus et produire mieux tout en préservant les ressources naturelles. L’agroforesterie et les arbres champêtres ne sont-ils pas une solution pour relever ce défi ?

Dépourvues d’arbre les parcelles agricoles toujours plus grandes s’appauvrissent et demandent toujours plus de soins pour produire. En agroforesterie, l’arbre protège, l’arbre nourrit, l’arbre produit. Il protège les sols, les cultures et les animaux d’élevage. Il nourrit la terre en matière organique et en éléments minéraux. Cultivé, l’arbre est aussi une formidable usine à bois.

Après trente années d’expériences et de recherches, l’agroforesterie a démontré qu’elle était une solution innovante, simple, concrète et peu coûteuse pour produire plus et produire mieux. Associant des haies champêtres, des alignements d’arbres sur des bandes enherbées et des productions agricoles, l’agroforesterie propose un aménagement complet de la parcelle agricole au bénéfice de l’agriculteur et des territoires ruraux.

Livrets d'accompagnement de sentiers-découverte

Réalisés pour la communauté de communes des Bastides du Val d’Arrats,
en partenariat avec d’autres associations et prestataires